mardi 30 janvier 2018

ADN de Yrsa Sigurdardóttir


Bonjour mes ami(e)s, voici ma chronique. 







Quatrième de couverture


Elísa Bjarnadóttir méritait d'être punie. Elle devait payer. Mais quelle faute pouvait justifier une telle violence ? On vient de retrouver la jeune femme à son domicile, la tête entourée de gros scotch, exécutée de la façon la plus sordide. L'agonie a dû être atroce. Sa fille de sept ans a tout vu, cachée sous le lit de sa mère, mais la petite se mure dans le silence. Espérant l'en faire sortir, l'officier chargé de l'enquête se tourne alors vers une psychologue pour enfants. C'est sa seule chance de remonter jusqu'au meurtrier. Ce dernier n'a pas laissé de trace, juste une incompréhensible suite de nombres griffonnée sur les lieux du crime. Alors que les experts de la police tentent de la déchiffrer, un étudiant asocial passionné de cibi reçoit à son tour d'étranges messages sur son poste à ondes courtes. Que cherche-t-on à lui dire ? Sans le savoir, il va se retrouver mêlé à l'une des séries de meurtres les plus terrifiantes qu'ait connues l'Islande.



Mon avis,


ADN, de Yrsa Sigurdardóttir, se situe dans la lignée des thrillers scandinaves, avec ce petit truc en plus, qu’eux seuls, parviennent à suppléer si délicatement. 

Dès réception de ce roman et en préambule à ma lecture, la quatrième de couverture avait suscité en moi une curiosité maladive (comme d'habitude, me direz-vous😉).
Donc, c'est avec un certain empressement que je me suis jetée sur ce thriller et bien m'en a pris. Hooo que oui! 

Comme à son habitude, le thriller scandinave pose le préfixe, la racine et le suffixe de l'intrigue avec une indiscutable maitrise du détail. Pour ceux qui ne connaissent pas la stylistique nordique, n'allez surtout pas penser qu'elle soit apathique! Que du contraire, l'allégorie prend son temps et les éléments se placent astucieusement.

Sans vous en rendre compte, la trame vous happe en un claquement de doigts. Vous voilà captif et cadenassé par une intrigue dès plus tordue. En effet, l'auteure joue avec ses personnages et les supplicie à souhait. Chacun d'entre eux tient son rôle avec une éloquence et une régulation du tragique qui vous flanque la trouille et vous hérisse le poil. 
Ne vous attendez pas à des scènes gores et sanguinolentes, non, l'auteure a privilégié le suspens, l'angoisse et l’anxiété comme plat de résistance. 
La construction scénaristique est à la hauteur de la thématique et engendre une vraie dépendance. 
Yrsa  Sigurdardóttir manipule son lectorat avec une certaine aisance et en abuse intelligemment. L'auteure prend un malin plaisir à vous embuer l'esprit. 
Les moindres schémas, ébauches ou indices que vous élaborez, susceptibles d'établir un profil, sont balayés par un sens inné du suspens et de la mise en scène sans jamais être pathétiques ou redondants.


Que dire du style de l'auteure.


Eh bien, pour être tout à fait honnête, cette patte est singulière et se définit par un caractère constant et assuré tout au long du récit. 
Le langage stylistique est formel et est assimilé rapidement. 
Les schémas narratifs s'accordent parfaitement avec une genèse impeccablement orchestrée. 
Les chapitres sont condensés et devancés par une datation claire pour une compréhension limpide des faits qui recoupent, l'historique d'un passé qui déterminera des évidences aux conséquences désastreuses et funestes.
La phraséologie est lisse et fluide. 
Les ressentis et les émotions sont exploités et disséqués par un dramatique et un pathétique établis avec brio. 


Bref, ce thriller est en parfaite symbiose avec mes préférences thrillistiques. 
Page après page, l'intrigue se dévoile et vous en prenez plein les yeux. 
Je me suis régalée et j'en redemande. 
Cette auteure mériterait plus de visibilité et de reconnaissances. 
Ce qui est chose faite, en ayant été élu, le meilleur roman policier de l'année au Danemark et en Islande.  
Mes félicitations Madame. 

L'auteure, 






Nationalité : Islande 

Né(e) à : Reykjavik , le 24/08/1963

Biographie : 


Yrsa Sigurdardottir est une auteure islandaise de romans pour la jeunesse et de polars. Elle écrit depuis 1998.

Les personnages récurrents de ses polars sont l'avocate islandaise Thora Gudmundsdottir et un ancien inspecteur allemand Matthew Reich.

Par ailleurs, Yrsa Sigurdardottir exerce toujours son métier d'ingénieur civil. Elle est actuellement responsable technique sur un très gros projet de construction hydro-électrique en Islande., où les tempêtes hivernales et le blizzard empêchent souvent tout déplacement... pas étonnant dès lors, qu'elle ait su peindre à merveille l'atmosphère d'un site isolé. 

Son travail a été primé en Islande à plusieurs reprises. 


Détails du produit

  • Broché: 416 pages
  • Editeur : Actes Sud Editions (3 janvier 2018)
  • Collection : Actes noirs
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2330090552
  • ISBN-13: 978-2330090555


dimanche 22 octobre 2017

Les Talons Rouges & Antoine de Baecque


Bonjour mes ami(e)s, voici ma chronique





Quatrième de couverture,


Juin 1789, l’Ancien Monde bascule. Les Villemort forment une longue lignée d’aristocrates, un clan soudé par l’idée ancestrale de leur sang pur, un sang dont précisément cette famille se délecte. Les Villemort, ces « talons rouges », sont aussi des vampires. Deux d’entre eux veulent renoncer au sang de la race pour se fondre dans la communauté des égaux. Ils sont les héros de ce roman oscillant entre le fantastique et le réel des journées révolutionnaires. Voici William, l’oncle revenu d’Amérique, qui a pris là-bas le goût de la liberté et épouse la cause des esclaves affranchis, s’entourant d’une garde couleur ébène. Voici Louis, le neveu exalté, beau, précipité dans l’action révolutionnaire, épris de Marie de Méricourt jusqu’à lui donner la vie éternelle. Comment échapper à la malédiction venue du fond des âges ?


Mon avis,



Les Talons Rouges. Rentrée littéraire 2017.

" Les talons rouges" d’Antoine de Baecque est un roman surprenant qui revisite une période de notre histoire, la Révolution française. Vous faites connaissance avec la famille "de Villemort". 
Le nom de famille en dit long…vous comprendrez pourquoi après.

Cette famille a à sa tête le patriarche, Henry de Villemort, qui est d’une lignée peu conventionnelle du XVIe siècle, il est le premier à être devenu vampire.

À partir de ce moment-là, ma lecture fut prise d’une curiosité addictive sans précédent. 
J’ai littéralement dévoré ce roman historico-fantastique.

Avant tout, ce roman historique décrit avec la plus grande justesse, une période décisive de Dame histoire, la Révolution française. Le travail de recherche est phénoménal  et colossal. L’auteur n’a pas lésiné sur les descriptions et précisions historiques de cette période de l’Histoire sans que celle-ci soit redondante ou lassante. J’ai aimé me replonger et m’imaginer vivre en ces temps immémoriaux de la Révolution française.

Antoine de Baecque y mêle cette famille de vampire qui contribue politiquement et socialement à cette période historique. L’intrigue tourne autour des deux principaux personnages et membres de cette famille, Louis et William de Villemort, notables envoûtants et fascinants.

L’auteur a intelligemment revisité le mythe du vampire. Nous sommes très très loin du style et stigmatisation de la série Twilight, qui entre nous, n’est pas du tout représentative, pour moi, du mythe ou idéalisation du vampire en tant que tel. 
Ce que je veux dire, c’est que dans cette semi-fiction, ce clan est bien évidemment "immortel" et le sang reste le repas principal de cette famille, mais à contrario du vampire indestructible et puissant, les membres de cette famille sont aussi fragiles, inconstants et aux comportements et mœurs plus que douteux pour certains.

L’allégorie vous est contée par un narrateur hors pair, Antoine de Baecque vous stupéfie par un style littéraire posé et gracieux. Phraséologiquement  parlant, je ne peux qu’être admirative par cette finesse et conformité que l’auteur cultive tout au long du roman. 
Le dramatique et le tragique sont perçus et ressentis savamment par une authenticité appuyée par des faits réels ce qui donne à l’intrigue tout son prestige majestueux. Le pathétique et l’empathie ne sont pas en reste, vous aimerez ou détesterez certain(e)s, mais toujours avec une admiration émotionnelle en ce qui concerne Louis et William qui vous séduiront et vous passionneront.


Bref, j’ai dévoré ce roman, qui soit dit en passant, n’est pas dans mes préférences de lectures traditionnelles, mais l’auteur a su me charmer et m’enthousiasmer  par un style littéraire plus qu’exceptionnel, aux atouts historiques réels et à l’imaginaire chimérique du mystique vampirique. 


Merci aux Editions Stock et Babelio pour l'envoi via Masse critique. 




L'auteur





Biographie 



Nationalité : France 

Né(e) à : Neuilly-sur-Seine , le 14/05/1962

Biographie : 

Antoine de Baecque est un historien de la littérature, un critique de cinéma et de théâtre et un éditeur français.

Ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud (lettres), il est spécialiste de histoire culturelle du XVIIIe siècle. Il enseigne à l'Université de Versailles.

Mais il a aussi édité de nombreux articles et ouvrages sur le cinéma français, en particulier sur François Truffaut et l'histoire de la revue Les Cahiers du cinéma, dont il a été rédacteur en chef.

Il était aussi rédacteur en chef adjoint chargé de la culture au journal Libération qu'il a quitté fin 2006.

Il a dirigé les éditions Complexe de septembre 2007 à fin 2009.

À partir de 2007, il collabore au journal en ligne Rue89. 

À partir de 2015, il collabore à la revue en ligne délibéré, où il publie Degré zéro4, une chronique consacrée à la marche et à l'exploration de la ville (Paris puis New York).

Il a publié une histoire des Cahiers du cinéma (1991), des essais sur Andréi Tarkovski (1989), Manoel de Oliveira (1996), La Nouvelle Vague (1998), ainsi qu'une biographie de François Truffaut (1996, avec Serge Toubiana). Il est également historien de la culture des Lumières et de la Révolution française. 



Détails du produit


  • Broché: 312 pages
  • Editeur : Stock (23 août 2017)
  • Collection : La Bleue
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2234078873
  • ISBN-13: 978-2234078871

mercredi 11 octobre 2017

Les Chiens De Détroit & Jérôme Loubry


Bonjour mes ami(e)s, voici ma chronique.





Quatrième de couverture.


Une plongée suffocante dans les entrailles pourrissantes de Détroit, devenue cimetière de buildings

Novembre 1998. Le corps du petit Peter est découvert dans un buisson de Palmer Park. Il a été enlevé, étranglé puis déposé là par un homme dont la taille, d’après les rares indices récoltés, dépasse de loin celle du commun des mortels. L’enquête est confiée à l’inspecteur Stan Mitchell, alias «  le Molosse  », un flic violent banni de Washington et exilé à Détroit, cette cité géante autrefois gloire de l’industrie automobile devenue capitale du crime et qui, chaque jour, sombre un peu plus dans la décrépitude.
Bientôt, les enlèvements se multiplient et la presse commence à parler du «  Géant de brume  », croquemitaine terrifiant dévoreur d’enfants décrit par un témoin anonyme. Et tandis que la police patine, que Détroit se vide de ses habitants, Mitchell s’enfonce toujours un peu plus dans l’alcool et la solitude… L’affaire lui est retirée puis, avec le temps, à l’image des maisons de Détroit, abandonnée et oubliée.
Quinze ans plus tard, les disparitions recommencent. Mitchell qui a réussi à arrêter la spirale de sa déchéance est à nouveau sur le coup, épaulé par une jeune inspectrice récemment arrivée en ville, Sarah Berkhamp. Grâce à eux, le tueur, un géant placide nommé Simon Duggan, est enfin arrêté. Deux enfants n’ont toujours pas été retrouvés et sont peut-être encore en vie. Mais Duggan refuse de coopérer. Il ne veut parler qu’à Sarah. Pour sauver les enfants, la jeune femme va devoir écouter les fantômes du passé…



Mon avis,

En recevant ce roman noir, deux questions m'ont taraudée; 
La première; Le titre du roman, pourquoi "Les Chiens de Détroit"? 
La seconde; La photo de couverture, cette maison, que représente-t-elle? 
Il n'en fallait pas plus pour que mon encéphale s'affole et se dirige vers la quatrième de couverture qui, soit dite en passant, dévoile juste ce qu'il faut pour vous titiller les neurones. 😜 En fait, Jérôme Loubry est démoniaque et machiavélique!😈


Synopsie

L'intrigue se visualise sur deux époques distinctes. 

1998,

La découverte du corps du petit Peter. 
Stan, dit " Le molosse ", flic à la dérive, est chargé de l'enquête. 
Les enlèvements engendrés par " le Géant de brume ", décrit par un témoin anonyme, s'intensifient. 
Détroit, autrefois métropole de la splendeur de l'industrie automobile, devenue ville fantôme ou crime et décadence sont devenues une réalité tristement évidente. 
L'enquête et Stan s'enlisent et se précipitent vers des chemins abyssaux ou les paradis artificiels ne sont qu'illusions. 
L'enquête lui est retirée et tombe dans l'oubli. 

2013, 

Les disparitions recommencent. 
Stan qui est redevenu humainement et professionnellement parlant un flic digne de ce nom, reprend l'enquête en duo avec Sarah Brekhamp. 
Mais, à l'inverse de 1998, le tueur présumé "un Géant" est arrêté par ce duo atypique que forment Stan et Sarah.
Fait troublant, le tueur présumé ne veut parler qu'à l’inspectrice, Sarah Berkhamp. 
Fait très important et différent également d'il y a 15 ans, les corps des deux enfants sont introuvables. 

Questions... 

Les deux enfants, sont-ils encore en vis?
Pourquoi le tueur présumé ne veut-il parler qu'à Sarah?
Pourquoi Sarah appréhende-t-elle cet interrogatoire? 
Qui est ce Géant de brume? 
Est-il l'assassin, cruel et immonde, de 1998? 
Est-ce une récidive de Simon Duggan ? 
Les indices et les faits, corroborent-ils avec ceux de 1998?  
Quels sont les dénominateurs communs  qui relient ses deux affaires?

Notre duo va devoir comprendre et décoder ce tueur d'enfants potentiel, qui fera resurgir un passé douloureux et âpre pour nos deux enquêteurs. 


L'auteur suit un schéma narratif parfaitement cadré. Vous y ressentez d’emblée cette atmosphère pesante et écrasante qu'apporte l'intrigue. 
La genèse des personnages est à elle seule, prodigieuse. 
Sarah, par sa dualité psychologique et son côté "schizo", Stan, par son passé coléreux et agressif qui se relève de sa stagnation et Simon Duggan, personnalité implexe et sibylline, vous engluent dans cette enquête aux multiples rebondissements. 
Votre lecture en devient obsessionnelle, vous voulez comprendre; le pourquoi, qui et le comment d'un passé très présent au futur et dénouement sublimissime.
Le style de Jérôme Loubry est diaboliquement addictif et vous ne pouvez que succomber à cette aura naturellement efficace. 
L'idée de conception de ce récit est magistralement orchestrée et scénarisée par des décors et des séquences dignes des meilleurs du genre.


Oui, j'ai kiffé grave...et je peux vous dire que jusqu’à la dernière page votre encéphale sera en mode " Assuétude ". 


Bref, un thriller noir dans la lignée des "Cold Case" absolument maîtrisé et accompli qui vous laissera un sentiment de frustration tant l’appréhension de lire le dernier mot, de la dernière phrase, de la dernière page vous stupéfiera! 


Merci aux éditions Calmann-Lévy et Netgalley pour l'envoi. 




L'auteur






Biographie 


Nationalité : France 

Né(e) à : Berry 
Biographie : 


Jérôme Loubry a travaillé à l'étranger et écrit des nouvelles tout en voyageant. 

Dorénavant établit en Provence, il publie son premier roman, "Les chiens de Détroit", en 2017.

Installé à Valensole dans les Alpes-de-Haute-Provence, il a déjà écrit "Prison Dichotome" (2013) et "Le sourire des morts" (2014). 

page Facebook : https://www.facebook.com/loubryjerome/ 


Détails du produit

  • Broché: 300 pages
  • Editeur : Calmann-Lévy (11 octobre 2017)
  • Collection : Suspense Crime
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2702161707
  • ISBN-13: 978-2702161708


mercredi 20 septembre 2017

Un Bien Bel Endroit Pour Mourir & Rosalie Lowie


Bonjour mes ami(e)s, voici ma chronique.




Quatrième de couverture,


Le policier de province, Marcus Kubiak rêve de ses vacances dans les îles.

Un cadavre sur la falaise compromet ses plans.
Dans la petite station balnéaire de Wimereux, aux portes de l’Angleterre et de la Mer du nord, dans des paysages sauvages à couper le souffle, c’est le choc.
Surtout à l’approche de la saison touristique…Marcus Kubiak se voit confier l’enquête et croise sur son chemin l’intrépide journaliste, Zoé Rousseau et son flair redoutable.

Mais le printemps vire au cauchemar quand un second cadavre remonte à la surface…




Mon avis,

Pour un premier roman, je dois admettre qu'il m'a captivée et enthousiasmée. 
En commençant cette brique de 675 pages, je me suis dit, j'espère que ma lecture sera palpitante...eh, ce fut le cas! 

Je vous plante le décor. 

En une nanoseconde, vous vous retrouvez à Wimereux, petite station balnéaire de la Côte d'Opale, Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.


Vous y retrouvez  Marcus Kubiak, la quarantaine, veuf, policier muté en province qui se réjouit de ses futures  vacances dans les Îles aux eaux turquoise. Le boulot est plutôt basique, les affaires traitées sont de petites envergures. Rien à voir avec son ancien poste!

Zoé Rousseau, journaliste de profession, plutôt rusée et cocasse, qui n'a pas son pareil pour se retrouver dans des situations pas toujours très claires...

Les Capelle, Louisa et Jack, riche propriétaire vivant à quelques pattés de maisons de Marcus. Jack est PDG d'une société de transport. Derrière cette richesse et ce décor ostentatoire, la réalité est toute autre...le mal y règne en maître absolu. 

Par une belle journée ensoleillée, Marcus se prépare pour son footing matinal, avec l'âge, les petites poignées d'amours se font plus résistantes. Alors pour retrouver son poids idéal, pas le choix...rien de tel que le sport! 
Mais....eh oui, il y a un, mais, sur son chemin Marcus fait une découverte macabre, un cadavre... Son chef, étant en congrès à Paris, Marcus se voit confier l'enquête. 

Dès lors, l'intrigue s'amorce et ne vous quitte plus. Votre appétit livresque est en mode " Vampiromane ". Je me suis surprise à ne pas vouloir me séparer de mon grimoire-thrillistique 😉 tant l'envie et l'appétence me ciselaient l'encéphale.  



Les tonalités du texte, les personnages et le style.


Sans spolier l'intrigue, je peux vous dire que Rosalie Lowie joue avec vos nerfs. 
La trame est nerveuse avec ce petit plus qui vous rend accro aux personnages que l'auteure a très subtilement sculptés. 
Comme celui de Marcus, qui m'a émue de par une sensibilité et un aura parfaitement maitrisé et cadré. 
En ce qui concerne Zoé et Louisa, j'ai directement adhéré aux deux. 
Zoé est pétillante, cocasse, casse-cou et un tantinet culottée. 
Louisa est une femme magnifique, mais sa beauté à un prix. Elle vous bouleverse et vous tremblez pour elle.  Dans cette prison dorée, la terreur porte un nom "Jack"et il y règne, tel un Empereur sur son empire, impitoyable et cruel. 
Le pathétique et le tragique jouent pleinement leurs rôles. Le style est prépondérant de caractère. 
La lecture est fluide. Au fil des heures, vous suivez l'avancement de l'enquête en temps réel. 
Vu l'épaisseur du roman, Rosalie Lowie, vous soumet intelligiblement des petits flashbacks pour que votre clairvoyance du suivi soit intacte. En fait, j'appellerais cela " des aide-mémoires " et croyez-moi ça aide vraiment. 😋
Il y a certes quelques coquilles, faute d'orthographes et de styles, mais cela n'a en rien gâché le plaisir de ma lecture. 


Bref, voici un polar appétissant de suspense qui vous transportera de la Côte D'opale, aux portes de l'Angleterre. J'espère retrouver bientôt Marcus et Zoé dans une nouvelle intrigue policière. 





Auteure 





Biographie de l'auteur


Rosalie Lowie, 47 ans, elle habite dans le Pas-de-Calais. Elle est Responsable RH. Elle aime écrire, lire, contempler et courir sur la falaise de la Côte d'Opale.



Détails du produit

  • Broché: 682 pages
  • Editeur : Les Nouveaux Auteurs (24 mai 2017)
  • Collection : POLICIER
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2819504418
  • ISBN-13: 978-2819504412

samedi 26 août 2017

Les Confessions De L'Ange Noir & Frédéric Dard


Bonjour mes ami(e)s, voici ma chronique.




Extrait 


" La plupart des hommes fabriquent des vivants, moi je fabrique des morts.
Ça va plus vite, et ça impressionne davantage."



Quatrième de couverture;


Âmes sensibles, s'abstenir.

L'Ange Noir est tout sauf un marrant. L'Ange Noir est l'ennemi public n° 1. Flics, femmes, cadors du crime : personne ne lui résiste. Et surtout pas la mort. Vivre sans temps mort et jouir sans entraves, telle pourrait être sa devise.
Même quand il s'agit de raconter son épopée, il n'y a pas un chroniqueur qui tienne la distance. Alors il va s'en charger seul. Cet Al Capone moderne n'a décidément pas l'esprit d'équipe. Sans honte, sans peur, et surtout sans filtre, l'Ange Noir prend la parole et déroule le fil de son épopée sanglante.
Premier meurtre à déclarer ? Sa mère – un accident de naissance. Après elle, personne n'y échappe, de Londres à Paris, en passant par Mexico. L'Ange Noir a la gâchette facile, le " beau sexe " pour obsession, et un sale penchant pour l'alcool.

Les originaux de ces confessions publiées en 1952 sous le pseudonyme de l'Ange Noir, réunis ici en un volume, préfigurent, par bien des aspects, l'avènement du légendaire San-Antonio. 



Mon avis 

Pour ceux qui connaissent Fréféric Dard, apprécié plus spécialement pour ses nombreux romans policiers, cultissimes, à succès "San-Antonio", je ne vous apprendrai rien en vous disant que ce dinosaure et virtuose, auteur dramatique/écrivain/scénariste et dialoguiste, fut le précurseur de la littérature française d'après guerre. Le Maître du polar français serait plus approprié.

Frédo avait son propre langage et en usait avec malice et finauderie sans jamais être vulgaire ou irrévérencieux. Si je vous dis " Le kâma sûtra selon San-Antonio " eh oui, n'ayons pas peur des mots et parlons franc, comme notre séducteur désinvolte de commissaire qui utilise l'argot et les "travers" de la langue française pour se faire comprendre....eh, ça fonctionne. Le succès est au rendez-vous!
N'oublions pas qu'à cette époque, la télévision n'était pas encore présente dans tous les foyers et que lire était un loisir et un plaisir aussi important que l'est, à notre époque, notre " Smartphone ".
Voulez-vous des exemples?
C'est parti.... 😉

Le kâma sûtra selon San-Antonio
  • L'amortisseur télescopique
  • L'anneau de sa turne
  • L'Aspirant habite Javel*
  • L'attaque de Fort Apache
  • Avance Hercule
  • Le babouin glouton
  • Le bain du canari
  • La balançoire Cubaine
  • La balayeuse municipale
  • Le binocle du percepteur
  • La bougie démoniaque
  • La bouillabaisse hongroise
  • Le bouquet de violettes
  • Le boy-scout farceur
  • La brouette thaïlandaise
  • Le caméléon taquin
  • La charge des lanciers manchots
  • La chenille en folie
  • Le chien des baskets de ville
  • Le chinois vert
  • Le clapier en folie
  • La clarinette baveuse
  • Comme le temps pax
  • Le placard vaudois
  • Le coup du grand vizir...

À vous maintenant de comprendre ce qu'il y a à comprendre.
Vous êtes assez grand... 👼

La marque de fabrique de Frédéric Dard était son langage et une narration reconnaissable au premier coup d’œil.
Mais revenons à notre "Ange noir ".

Synopsie;

Dans cet opus, qui regroupe une série de quatre volumes, vous faites connaissance avec l'Ange noir. Un tueur froid qui réunit une personnalité complexe aux multiples facettes. Il vous parle et vous explique sans état d'âme, à la première personne du singulier, sa vie de meurtrier. 

Sa venue au monde est, à elle seule, une tragédie. Sa mère meurt en le mettant au monde à l'arrière d'une camionnette. L'ange ne dévoile que peu de chose sur sa jeunesse. Son identité est un mystère. Il est beau gosse, obsédé par le beau sexe et son péché mignon est " l'alcool ". Très vite, la violence s'imprègne en lui et les premiers meurtres émergent dans une Amérique ou la corruption, les règlements de comptes et la violence sont monnaie courante. 

"Synopsier" du Frédéric Dard est impossible, sans en dire trop. Donc mon résumé restera succinct volontairement. Le découvrir est une obligation et le lire est un réel privilège. 

Le style, les tonalités du texte et les personnages.

Le style "Frédéric Dard" est une iconographie livresque vivante et malheureusement une espèce en voie de disparition. Quel dommage!
L'argot est son moteur. Le vocabulaire est à couper aux scalpels. 
L'auteur joue avec les mots. Tel un virtuose de la musique, il vous transcende de par un professionnalisme du phrasé qui frôle le génie. La fée de l'excellence s'est penchée sur le berceau de Frédo et ne l'a jamais quitté. Ce qui lui a valu ce don de l'écriture et surtout cette frénésie d’écrire encore et encore sans jamais se lasser.

Son oxygène était les mots, le papier était sa peau et le lecteur, sa récompense suprême.

Les tonalités du texte étaient une évidence pour l'auteur. Il conjuguait le dramatique et le tragique en un claquement de stylo... Ce même stylo transpirait sur le papier et vous y ressentiez la peur que cet Ange noir engendrait. L'ironique et le comique s'y mêlent subtilement, en disant cela, je pense, à cet argot âprement utilisé par Frédo. Même si cet Ange est de la pire espèce, l'empathie et le pathétique seront à vos côtés et vous trouverez cet Ange élégant, fantasmagorique et stupéfiant. Le rythme y est insolent et l'action, excitante. Du concentré de talent à l’état pur. 
Les personnages sont sculptés et façonnés sur mesure. Dans le rôle principal, l'Ange noir est implexe et fascinant de réalisme. Il est sanguinaire, brutal et atypique. Mais d'une élégance rare. 
Les meurtres se multiplient, les scènes s’enchaînent, la chasse à l'homme est lancée. 

Bref, un thriller noir, des dialogues acides, une maîtrise de la scénarisation brillantissime, un langage stylistique extrême et inimitable. Si vous devez découvrir Frédéric Dard, je vous le dis sans détour, voilà "The best".    



Auteur 





Biographie 


Nationalité : France 

Né(e) à : Jallieu, Isère , le 29/06/1921
Mort(e) à : Bonnefontaine, Fribourg, Suisse , le 6/06/2000
Biographie : 

Frédéric Dard (né Frédéric Charles Antoine Dard), alias San-Antonio, était un écrivain français.

Fils d'un petit entrepreneur de chauffagerie, il est élevé par sa grand mère adorée qui lui donne le goût de la littérature.
Après la faillite de l'entreprise familiale et de petites études dans une école commerciale, Frédéric Dard commence à travailler comme rédacteur au journal local Le Mois de Lyon.

Installé en banlieue parisienne, Frédéric Dard publie en 1949 pour raison alimentaire un polar intitulé Réglez-lui son compte (éditions Jacquier), suivi en 1950 de Laissez tomber la Fille.

C'est le début d'un longue série à succès qui sera bientôt publiée dans la collection Police au Fleuve Noir (fondé et dirigé par son ami Armand de Caro dont il épousera la fille en 1969, après une tentative de suicide et un divorce), puis dans sa propre collection dédiée, toujours au Fleuve Noir, à partir de 1970.

Chaque année, deux à quatre nouveaux titres relatent de nouvelles aventures du commissaire San-Antonio et de son fidèle second Bérurier, tous plus salaces et verbalement exubérants les uns que les autres. 

La série ne s'arrêtera que le 06 juin 2000 lorsque Frédéric Dard meurt d'une hémorragie à Bonnefontaine, en Suisse, où il résidait depuis 1966. Il a été inhumé en France, dans la ville de son enfance : Saint Chef du Dauphiné (38).

Frédéric Dard a produit sous son nom ou sous de nombreux pseudonymes des romans noirs, des ouvrages de suspense psychologique, des "grands romans", des nouvelles, ainsi qu'une multitude d'articles. Débordant d'activité, il fut également auteur dramatique, scénariste et dialoguiste de films.

Il a écrit officiellement deux cent quatre-vingt-huit romans, vingt pièces de théâtre et seize adaptations pour le cinéma. Depuis la mort de son père, son fils Patrice (1944) poursuit l'écriture des San-Antonio. 



Détails sur le produit


  • Broché: 560 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (8 juin 2017)
  • Collection : SAN ANTONIO
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 226511698X
  • ISBN-13: 978-2265116986

Le boulevard des allongés (1952)
Le ventre en l'air (1953)
Le bouillon d'onze heures (1953)
Un Cinzano pour l'Ange Noir (1953)